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Parution de la Chronique Internationale de l’IRES N° 163 octobre 2018

Les articles du nouveau numéro de la Chronique Internationale de l'IRES sont consultables sur notre site.

Formation professionnelle, projet de directive européenne sur les congés parentaux, nouvelle réglementation sur le temps de travail en Autriche et état de la négociation interprofessionnelle en Belgique sont au programme de ce nouveau numéro de la Chronique internationale de l’IRES.
Le premier article analyse la proposition de la Commission européenne de révision des directives « congé parental » de 1996 et 2010 et d’ouverture de nouveaux droits à des congés rémunérés. Ce texte, important parce que symbolisant la volonté de relance du volet social de la construction européenne, a été peu à peu vidé de sa substance sous la pression du Conseil, après avoir été soumis au Conseil et au Parlement.
Le deuxième article met en perspective les différents cycles de négociation salariale inter- professionnelle en Belgique depuis les années 1960, plusieurs fois interrompue. Le nouvel accord intervenu en 2017 met le contrôle du « dérapage salarial » au centre des débats, et pourrait ouvrir la voie à un nouveau cycle de négociation interprofessionnelle dans un cadre profondément renouvelé.
En Autriche, la réglementation sur le temps de travail a été l’objet d’une attaque éclair par la coalition nouvellement élue, qui autorise désormais à le porter à 12 heures par jour et 60 heures par semaine, avec l’aval du patronat. Le vote sans concertation de cette loi a pris de vitesse les organisations syndicales, qui y voient une rupture du partenariat social.
Au moment où se met en place une réforme de la formation professionnelle en France, deux articles éclairent la situation de ces dispositifs à l’étranger. Deux accords tripartites ont été signés au Danemark en 2016 et 2017 sur la formation professionnelle des adultes, l’un pour faciliter celle des jeunes et des demandeurs d’emploi, l’autre pour renforcer la flexibilité et l’employabilité des travailleurs. Clé de voûte du système danois de flexicurité, le dispositif de formation se fissure : le nombre de personnes formées est en baisse, son accès est très inégal selon les statuts et les reconversions professionnelles demeurent compliquées dans certains cas.
Au Royaume-Uni, les gouvernements travaillistes et conservateurs ont successivement affiché d’ambitieux programmes visant à réformer l’appareil de formation, pour le sortir d’un « équilibre de basse qualification ». Les résultats obtenus ont cependant été décevants, l’efficacité de ces politiques dépendant largement des choix d’organisation et de modèle productif opérés par les entreprises.

En bref...